Category Archives: Activités passées

Château de Chenonceau – ZooParc de Beauval

Le 17 septembre aux aurores, quarante cinq Anciens Poma et leurs invités se sont embarqués à Voreppe, dans une aventure, dont le déroulement en raison du Coronavirus, risquait d’être compliqué. Mais finalement, les contraintes sanitaires imposées sur place, n’étaient pas plus contraignantes, que celles que nous connaissions déjà.

Au terme d’un long parcours en autocar, le château de Chenonceau, affichant sa splendide silhouette face        à ses jardins recouverts de parterres et de bassins animés de jets d’eau, constitue la première étape de notre séjour dans le Val de Loire. La visite suivante sera consacrée à la découverte du célèbre ZooParc de Beauval,     qui se situe à quelques dizaines de kilomètres du château de Chenonceau.                                                      

(Toutes les photos réalisées sur ces deux sites sont réunies dans le diaporama à la fin de l’article).

Crise sanitaire oblige, il y a encore et toujours des règles à respecter, y compris sur ces sites exceptionnels.    Donc, en avant pour la distanciation sociale et le port du masque obligatoire, chacun est ainsi prêt pour la visite !

L’accès au château se caractérise par une porte d’entrée monumentale, en bois sculpté, datant de l’époque de François Ier et surmontée d’un balcon minutieusement travaillé.

(Cliquer sur les images pour les agrandir)

Dès que l’on pénètre à l’intérieur du château, un imposant hall apparaît couvert de voûtes d’ogives dont les clefs, décalées les unes par rapport aux autres, forment une ligne brisée. On aperçoit également d’autres magnifiques voûtes dans l’escalier menant au 1er étage. La visite se poursuit ensuite vers les autres pièces du château :         La salle des gardes, la chapelle, la chambre de Diane de Poitiers, le cabinet vert, la librairie, la galerie, les cuisines, le salon François 1er, le salon Louis XIV, le vestibule de Katherine Briçonnet, la chambre de Catherine de Médicis, la chambre des cinq Reines, la chambre de César de Vendôme, la chambre de Gabrielle d’Estrées, le Vestibule du second étage, la Galerie Médicis et la chambre de Louise de Lorraine.

Avec sa célèbre galerie à deux niveaux qui franchit le Cher, le château de Chenonceau est la parfaite illustration de l’architecture Renaissance du Val de Loire, qui se compose de deux parties :                                                       Un donjon édifié sur la rive droite, remanié au XVIème siècle, ainsi qu’un corps de bâtiment aménagé sur la rivière, constituent l’essentiel du château. Il est l’un des plus prestigieux châteaux de la Loire, réputé pour son élégance et sa situation privilégiée. L’architecture et le paysage étant intimement liés, révèlent un juste équilibre entre le corps principal du château, la rivière et lesjardins à la française.

Chenonceau a été édifié entre 1513 et 1521. C’est Katherine Briçonnet, épouse de Thomas Bohier, général des finances  de François Ier, qui supervise sa construction sur les ruines d’un donjon médiéval.                          Le château intègre quelques années plus tard le domaine royal, en règlement de dettes, et devient la propriété du roi François Ier. Son fils, Henri II offre ensuite le château à sa favorite Diane de Poitiers. qui fit aménager sur la rive droite du Cher, le magnifique jardin portant encore son nom aujourd’hui et entreprend par la suite l’édification du pont à cinq arches, qui relie le château à l’autre rive de la rivière.

Après le décès du roi Henri II, son épouse Catherine de Médicis écarte Diane de Poitiers et se réapproprie le château pour s’y installer, en vue de régenter les affaires du royaume. Elle décida d’aménager le pont de Diane   de Poitiers, en ordonnant la construction de la somptueuse galerie qui enjambe le Cher, achevant de donner à Chenonceau le style qu’on lui connait aujourd’hui.

En 1733, le château change à nouveau de propriétaire et repasse dans le domaine privé pour devenir la propriété de la famille Dupin, qui le préserve des excès de la révolution. Louise Dupin, célèbre pour sa beauté et son esprit, y tint un brillant salon littéraire et philosophique, où elle reçoit d’éminents hommes de lettres, notamment, Voltaire, Montesquieu, Rousseau …

Le domaine demeura dans la famille jusqu’en 1864, avant son acquisition par Marguerite Pelouze, qui en fit la vitrine de sa réussite sociale. Ruinée à la suite d’un scandale, le château devenu propriété du Crédit foncier de France est finalement racheté par l’industriel Henri Menier, en 1913. Transformé en hôpital militaire pendant la Première Guerre Mondiale, il appartient encore aujourd’hui à la famille des chocolatiers Menier.  

Depuis, le domaine de Chenonceau accueille les équipes cinématographiques en charge du tournage des extérieurs des films, dont parmi les plus connus : Les Trois Mousquetaires d’Henri Diamant-Berger (deux versions en 1921 et 1932), Le Capitan de Robert Vernay (1946), Scaramouche d’Antonio Isasi-Isasmendi (1963), Marie Stuart, reine d’Écosse de Charles Jarrott (1971) et plus récemment, Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ?  de Philippe de Chauveron (2019).

Appelé également le “château des Dames”, l’histoire du château de Chenonceau est marquée par l’engagement de ses femmes célèbres qui ont successivement influencé son architecture.

Le château est classé au titre des monuments historiques. L’édifice et son environnement sont intégrés au Val de Loire, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, depuis le . Il est également le monument historique de France le plus visité après celui de Versailles.

En fin de journée, nous mettons le cap sur l’hôtel des Jardins de Beauval, qui sera notre lieu de villégiature jusqu’à la fin du séjour.

Disséminés au milieu de la verdure et aux abords d’un point d’eau, l’hôtel est constitué de  pavillons d’inspiration balinaise entièrement décorés de marbre et de bois sculptés indonésiens. Il abrite également une piscine chauffée, ainsi qu’un espace de détente balinais équipé d’un spa.

Dès notre arrivée, nous avons eu droit à un accueil chaleureux par un représentant de l’hôtel qui est venu nous souhaiter la bienvenue dans le car et aussitôt que nous étions tous rassemblés dans le hall de l’hôtel, il a procédé   à l’attribution des chambres.                                                                                                                      Après la matinée passée dans l’autocar et l’après midi consacrée à la visite de Chenonceau, chacun de nous a pu apprécier l’attention du personnel, ainsi que le confort de ce charmant hôtel, situé au calme, à quelques minutes    à pied de l’entrée du zooparc.

Vendredi 18, au restaurant de l’hôtel, à l’initiative de Martine Mallaval, un apéritif était offert à tous, afin de fêter l’anniversaire de Jacky. Un moment bien sympathique illustré par la photo du groupe, avec toutefois le regret de   ne pas avoir pu le partager avec les personnes risquant de développer une forme grave d’infection au virus, qui      ont préféré s’abstenir de faire le voyage et également avec Camille Cottet, contraint d’annuler en raison de son hospitalisation.

 

 


 

Le ZooParc de Beauval a ouvert ses portes il y a quarante ans. Quelques années plus tard, le parc s’agrandit pour accueillir les premiers singes, ainsi que des félins et au fil des ans de nouvelles infrastructures ont été créées afin d’héberger d’autres espèces.

Le respect des animaux ainsi que la protection des espèces menacées est la raison d’être du parc animalier. Le ZooParc de Beauval, classé parmi les 5 plus beaux parcs zoologiques du monde, dispose de 10 000 animaux visibles sur le site. Le reste est à découvrir au dôme équatorial, une serre de 10 000 m², qui accueille 25 000 animaux. Elle a été terminée en février 2020, onze mois après l’installation d’une télécabine. Les visiteurs se retrouvent en immersion dans une végétation tropicale, pour découvrir parmi plusieurs centaines d’espèces,         les loutres géantes, les varans de l’archipel de la Sonde en Indonésie, ou les hippopotames pygmées ….

La construction du dôme équatorial a nécessité deux ans et demi de travaux. L’objectif n’était pas seulement de permettre aux visiteurs de passer quelques heures sous les tropiques, mais aussi, aux yeux des responsables, de réunir les espèces d’un même écosystème dans un environnement bioclimatique adapté, avec la volonté d’attirer l’attention du public, de manière à le sensibiliser à la conservation de la forêt tropicale. Cela se concrétise aussi par la végétation luxuriante de la serre qui donne véritablement au visiteur l’impression de s’enfoncer dans la jungle.

Afin de constituer les murs végétaux qui encerclent volières, terrariums, bassins et enclos, plus de 20 000 plantes ont été nécessaires. Le public peut prendre de la hauteur, pour rejoindre la passerelle suspendue à quinze mètres du sol, afin d’observer sous un autre angle les deux cents espèces rares d’animaux qui peuplent cette jungle. De l’Amérique du Sud à l’Asie en passant par l’Afrique, 24 000 poissons, 600 invertébrés, 200 oiseaux, plus de 300 amphibiens et reptiles, ainsi qu’une centaine de mammifères se côtoient ou s’observent de loin, et bénéficient en permanence de toute l’attention de leurs soigneurs.

Présentant une grande diversité animalière, le ZooParc de Beauval est devenu le numéro un des parcs animaliers de France. Avec plus de 1,6 million de visiteurs en 2019, il est à ce titre, récompensé au plan national, européen     et même international.                                                                                                                                  Au cours de cette année 2020 perturbée par les contraintes sanitaires liées au Covid-19, la fréquentation du parc animalier de Beauval reste cependant très positive.

Samedi 19 septembre, à la fin de ce séjour dans le Val de Loire, remarquablement organisé par Jacqueline en dépit de nombreuses difficultés, les Anciens Poma et leurs amis invités se retrouvent au car pour entreprendre le voyage du retour, très satisfaits malgré les contraintes sanitaires, d’avoir pris part à une aventure qui leur laissera la tête pleine de beaux souvenirs.

 

DIAPORAMA

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Assemblée générale 2020

Pour la sixième année consécutive, notre assemblée générale s’est tenue vendredi 17 janvier à partir de 16 heures 30, salle Romain Rolland à Fontaine, en présence d’une soixantaine de personnes, selon l’ordre du jour suivant :

    • Compte-rendu moral
    • Compte-rendu financier
    • Approbation des comptes
    • Réélection du bureau
    • Planning sorties 2020
    • Questions diverses

A l’issue de cette réunion, tous les participants ont été invités à se retrouver autour d’un apéritif de bienvenue, un sympathique moment de partage organisé en toute simplicité, suivi par un repas préparé par notre traiteur habituel et servi sur place. Ce fut aussi l’occasion de fêter le sixième anniversaire de l’association.

En effet, à la fin du repas, le traiteur est venu installé les 2 gâteaux d’anniversaire, confectionnés par ses soins et qu’il a eu la gentillesse de nous offrir. Afin d’accompagner ce dessert, le bureau a également prévu quelques bouteilles de “Clairette de Die”…

On regrette cependant, et c’est là le seul bémol de la soirée, que le photographe ait oublié d’apporter son appareil photo …!

La soirée s’est terminée dans la bonne humeur, avec la participation spontanée de plusieurs de nos adhérents aux travaux de nettoyage de la salle.

Un grand merci à tous pour cette belle initiative.

 

Vous retrouverez le compte rendu de l’assemblée générale en cliquant sur le lien suivant :

Compte rendu de l’assemblée générale du 17 janvier 2020

Journée surprise 2019

Partir sans connaitre leur destination …

C’est également le concept, qui a été proposé vendredi 22 novembre aux 54 adhérents et invités, présents pour la 3º édition de notre sortie journée surprise.

Malheureusement, Jacqueline Durbiano l’organisatrice de cette journée, ainsi que Denise Recoura et Danielle Baroz,  n’ont pu se joindre à nous en raison d’un problème de santé. Espérons qu’elles se rétabliront rapidement.

A l’heure prévue pour le voyage en terre inconnue, le car prend la direction de Valence.

Ce nouvel indice serait-il susceptible de faciliter la résolution de l’énigme …?

Après un peu plus d’une heure de route,  durant laquelle les passagers continuent de s’interroger sur leur destination finale,  le car s’immobilise à quelques pas de l’enseigne du  Restaurant-traiteur L’escoffine, installé dans la Drôme des Collines, à l’entrée de Peyrins, pas loin de Romans-sur-Isère.

Bon sang mais c’est … Bien sûr *…! 

En effet, le logo original du restaurant-traiteur (à droite de l’image) se juxtapose parfaitement, avec l’indice (à gauche de l’image), comme cela a été suggéré dans notre courriel du 26 août, qui conviait les Anciens Poma à cette sortie … 

(Clic gauche sur les images pour les agrandir)

* Expression tirée d’une célèbre série TV, qui fait référence à la légendaire réplique du commissaire Bourrel.

Il n’y a donc désormais plus d’énigme !

Cependant,  avant de découvrir les lieux,  il convient de préciser que cette journée retrouvaille,  coordonnée par le Groupe Perraud et grâce à notre participation, a aussi permis d’attribuer aux Restos du cœur, une dinde pour 10 places vendues, dont les 56 places des Anciens Poma. 

Par conséquent, nous avons offert aux Restos du cœur  ….   ⇒         5,6 dindes …!

Les Anciens Poma peuvent accéder maintenant à la salle du restaurant. Les tables organisées à droite de la scène, qui se trouvent au fond de la salle, sont réservées à notre groupe, le reste de      la salle sera rapidement occupée par d’autres personnes également venues en car.

Après l’installation de chaque groupe , les tables sont aussitôt servies dans la bonne humeur, par un personnel efficace. Le sourire est toujours présent pour satisfaire le client. La cuisine est simple, préparée avec des produits du terroir, faits maison.

(Clic gauche sur l’image pour l’agrandir)

Alors que côté toilettes, c’est une toute autre affaire … !

L’électricité chez les  “hommes” ne parvient à fonctionner que par intermittence, ou en option !  Quant à l’unique essuie-mains des toilettes, il semblerait qu’il soit en fin de vie, d’où la nécessité d’utiliser la première nappe qui se présente à la sortie des toilettes …!  De surcroît, uniquement deux W.C. sont mis à la disposition d’une salle qui peut accueillir jusqu’à 250 personnes !

Erratum ! On vient de nous signaler que l’Escoffine dispose d’un autre coin toilette au fond de la salle, à gauche de la scène, dont acte.

L’animation est orchestrée par deux artistes de la région “Les Faux Semblants”, dès le début du repas, où chacun est invité à venir sur la piste de danse, jusqu’à notre départ vers 17 heures.

C’est justement cette formule repas dansant que certains de nos adhérents ne semblent pas avoir apprécié, au vu des avis recueillis sur place, ainsi que du courriel envoyé à notre boîte gmail :  “Même si les repas dansants ce n’est pas ma tasse de thé, j’ai passé une très agréable journée en bonne compagnie”.

La journée surprise s’est terminée vers 19 heures par la remise du cadeau surprise,  une superbe dinde emballée sous vide, qui a manifestement suscitée beaucoup de satisfaction auprès de tous. En conclusion, cette journée en dépit de la contrariété de certains d’entre nous, était finalement        une agréable journée.

Le bureau a pris acte des différentes sensibilités de chacun et vous invite  pour l’organisation des futures sorties, à lui faire part de vos suggestions dès aujourd’hui, mais également  à l’occasion de la prochaine assemblée générale des Anciens Poma, en janvier prochain.

 

DIAPORAMA

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Une journée en terre bressane


PAR FLORENCE MARRILLET  /  PHOTOS GEORGES DUFOUR

Vendredi 20 septembre 2019, 49 “Poma’mis” (amis de Poma) se sont retrouvés pour une escapade en terre bressane.

A 7 heures précises, tous bien installés dans le bus, le top départ est donné, direction la Bresse de l’Ain, aussi appelée la Bresse savoyarde.

1ère escale : la ferme de la Forêt à Courtes

Nous sommes accueillis par Eric qui nous donne maintes explications sur cette ferme bressane authentique à colombages construite à la fin du 16è siècle, inscrite au titre des monuments historiques en 1930.

Tout d’abord à l’extérieur de la ferme.

La technique de construction est typique de la Bresse : des  poutres posées à même le sol (faute de pierres dans cette partie de la Bresse), une structure en bois (colombages), des tressages de bois (noisetier, frêne…) et un remplissage en torchis (terre crue).

Cette technique permet également de moduler la construction. Au fil du temps, la ferme de la Forêt a été remodelée : des ouvertures ont été agrandies, une partie de la maison a été démontée et reconstruite plus loin.

La façade principale s’ouvre à l’Est, au soleil levant, les pignons étroits au Nord et au Sud n’offrent qu’une prise réduite au vent ou à la bise.

La ferme de la Forêt appartenait à de riches propriétaires : la maison et la grange sont des bâtiments distincts, les fenêtres sont grandes (alors qu’il y avait à l’époque des taxes sur les ouvertures), la balustrade à l’étage est décorée par des croisillons, le domaine s’étendait sur 70 hectares. La cheminée sarrasine montre également l’aisance des propriétaires. Des “panouilles” de maïs sont accrochés sous la coursive.

Le toit est à quatre pans, en pente douce recouvert de tuiles romaines appelées “carrons”. Les “carronnières” (fabrique de tuiles et briques) étaient nombreuses en Bresse.

Sur la toiture s’élève une cheminée sarrasine (les cheminées des fermes de Bresse sont qualifiées de “sarrasines” par des érudits à la fin du XVIIIe siècle, intrigués par leur silhouette “différente”).La partie sommitale de la cheminée est appelée “mitre”, en briques, elle est ouvragée, décorée et surmontée d’une croix latine.

Il reste 35 cheminées sarrasines en Bresse, dont celle de la ferme de la Forêt et celle de la ferme auberge du Colombier où nous déjeunerons.

Avant de rentrer dans la ferme, notre guide nous indique que la poutre à très grosse section qui sort du bâtiment sert à maintenir la cheminée sarrasine. Elle a été datée de l’année 1581, elle a été coupée dans un chêne qui devait avoir au moins 150 ans. Elle mesure 10 mètres de long et pèse 4 tonnes.

 

Nous entrons dans la ferme, une grande pièce commune. Peu de meubles : des coffres, une maie (pétrin), des lits à colonnes garnis de rideaux, le berceau du nouveau né accroché au lit des parents en hauteur (pour éviter les rats et autres bestioles qui pouvaient traverser la maison), une “chaise à jumeau”, une chaise “tin te bien” (tiens toi bien)…

La ferme bressane faite de bois ne permet pas d’aménager des cheminées adossées contre les murs. Le foyer est donc au centre, surmonté d’une large hotte pyramidale (de 6 à 7 mètres de haut)  ouverte en son sommet (la mitre). La cheminée consomme peu de bois et ne fume pas.

Au fond,  adossé au mur, un “archebanc”, seul le maître de maison, les anciens et les invités de marque peuvent s’y asseoir, les accords qui y sont conclus ont valeur d’engagements.

La cuisine se fait à même le sol. Les repas sont principalement composés de soupes et potages, de  “gaudes” (maïs torréfié et mouliné en farine très fine),  peu de viande.

La crème est baratée pour faire du beurre (10 kg de crème pour 3 kg de beurre, le petit lait est donné aux cochons ou aux poulets).

Les aliments ne sont pas fumés mais sont salés.

A propos du sel, notre guide nous raconte une anecdote : à l’époque de la gabelle (taxe royale sur le sel), les bressans avaient eu l’ingéniosité de le cacher dans une chaise à double fond, ils faisaient asseoir la mémé sur la chaise et qui aurait osé aller voir sous ses jupons !

Sous la grande table (où seulement les hommes peuvent s’attabler, les femmes sont à l’écart), un grand trou au sol, des braises y sont déposées pour réchauffer les convives.

Dans la pièce suivante sont exposés différents ustensiles de la vie quotidienne et notamment un gros chaudron en cuivre pour cuire le “vin-cuit”, il s’agit d’une sorte de confiture du pauvre à base de pommes et de poires cuite pendant 20 heures et “vanlée” (remuée) à l’aide du “pétouillon” (grand bâton en bois). Pour obtenir 300 kg de compote, il faut faire cuire au moins 1 tonne 5 de fruits. Cette tradition se déroule encore chaque année début octobre.

Un mannequin est habillé en bressane, avec sur la tête un chapeau à cheminée recouvert de dentelles. Cette coiffe indiquait le statut marital et social, un grand nombre de rangs de dentelle était signe de richesse.

Dans le jardin de la ferme, le chanvre est cultivé. Une fois peigné, il servira à faire des cordages pour les bateaux mais aussi pour les cloches des églises, des draps, des nappes…

Nous ressortons de la ferme et nous pouvons nous rendre dans les granges où sont entreposés une multitude de matériel agricole : charrettes, outils des champs, charrues…

Dans le jardin, des légumes, des fleurs, des herbes aromatiques et un grand verger.

Et pour finir le poulailler, avec bien sur des poules et poulets de Bresse : pattes bleues, plumes blanches et crête rouge (cela ne vous rappelle pas un drapeau ? patriotique les poulets de Bresse, non !).

2ème escale : la ferme auberge du Colombier à Vernoux

Nous sommes accueillis par Christian dans cette belle ferme auberge bressane toute fleurie avec sa cheminée sarrasine.

La cuisine est simple, traditionnelle et délicieuse, les produits sont de la ferme, les poulets gambadent dans les champs, le gratin est cuit au feu de bois et que dire du pot de crème !

 

Au MENU : Charcuterie de pays (terrine de porc et saucisson), salade paysanne avec des gésiers, poulet de Bresse AOP  à la crème et gratin dauphinois cuit au feu de bois, fromage sec ou faisselle de Bresse et son maxi pot de crème et pour finir en douceur une tarte bressane cuite au feu de bois.

Nous nous sommes tous régalés. Il est déjà l’heure de partir, dommage, nous serions bien restés encore un peu.

3ème escale : l’artisan sabotier à Lescheroux

Nous allons assister à la fabrication d’un sabot. José nous invite dans son atelier.

Le sabot traditionnel est tout en bois, principalement en bouleau qui n’est pas trop lourd mais résistant et abondant en Bresse, il est aussi possible de travailler le pin, le frêne, le noyer…

Tout d’abord l’ébauche (en bois vert) du sabot est découpée à la scie, elle passe ensuite sur une machine qui permet à l’aide d’un seul modèle de tourner l’extérieur puis de creuser l’intérieur du sabot à l’aide d’une “cuillère”.

Les finitions se font sur l’établi appelé “la chèvre” à l’aide d’outils d’époque : le boutoir, les cuillères, la rouanne aussi appelée langue de belle mère et le couteau à parer.

 

Les sabots doivent sécher pendant 4 à 6 mois, ils vont rétrécir en largeur et en épaisseur mais la longueur restera identique. La pointure est en pouce.

Le sabot peut être sculpté, décoré ; un coussin (bride en cuir) peut-être rajouté sur le dessus.

Il faut environ ¾ d’heures pour confectionner un sabot.

José nous pose une devinette : pourquoi les sabots bressans sont pointus ? Comme le dit Georges Brassens, les sabots d’Hélène étaient tout crottés. Alors la pointe sert à décrotter les semelles des sabots.

4ème escale : le monastère royal de Brou à Bourg en Bresse

Julie nous attend devant le portail majestueux de l’église et nous la suivons à l’intérieur. Tout d’abord, elle nous raconte la vie de Marguerite d’Autriche, indispensable pour mieux appréhender notre visite.

Marguerite est née en 1480 à Bruxelles, elle est la fille de Marie de Bourgogne et de Maximilien de Habsbourg. Sa maman décède alors qu’elle n’a que deux ans. Elle est aussitôt mariée au Dauphin de France, Charles VIII, elle n’a que 11 ans lorsqu’il la répudie. Second mariage avec Don Juan d’Aragon, 7 mois plus tard, Don Juan décède.

A Bourg en Bresse, 3ème mariage avec Philibert le Beau Duc de Savoie. Enfin un véritable mariage d’amour. Mais le sort s’acharne, Philibert décède des suites d’un accident de chasse.

Veuve à 24 ans, Marguerite d’Autriche décide alors de bâtir aux portes de Bourg-en-Bresse le monastère royal de Brou pour abriter trois somptueux tombeaux (ceux de Philibert le Beau et de sa mère, et le sien propre), un chef-d’œuvre de l’art gothique flamboyant flamand.

Retournée en Belgique pour assurer la Régence dans l’attente de la majorité de son neveu Charles Quint, Marguerite choisit elle-même les chefs de chantiers, ainsi que les peintres et les sculpteurs – notamment l’architecte Louis van Bodeghem, le sculpteur Conrad Meit, le peintre Jehan Perréal et se fait envoyer à Malines des échantillons et des maquettes.

Marguerite meurt de la gangrène le 1er décembre 1530, elle ne verra jamais le monastère. L’Europe dut reconnaître avoir perdu une de ses plus brillantes têtes politiques. Femme de tête mais aussi de cœur, elle a toujours su arrêter les conflits à temps. Sa dépouille est portée au monastère de Brou en mai 1532 où elle se retrouve aux côtés de son défunt mari.

 

Julie nous invite à la suivre, tout d’abord dans les cloitres : le 1er, le plus petit est dédié à l’accueil, le second à la prière et à la méditation, le troisième cloître est celui des communs pour la vie quotidienne des moines augustins.

Nous entrons enfin dans la somptueuse église Saint-Nicolas-de-Tolentin édifiée de 1513 à 1532, surmontée d’un toit de tuiles vernissées polychromes. La nef est claire, blanche en pierre calcaire de Revermont. Les vitraux sont incolores d’origine. Elle est volontairement sobre pour contraster avec la richesse et l’exubérance du chœur. Aucune messe n’a jamais été célébrée dans l’église.

Avant de rentrer dans le chœur, Julie nous donne des informations sur le jubé (tribune séparant  la nef et le chœur) très travaillé, une vraie dentelle de pierres, avec de nombreux motifs de fleurs, de feuilles…, les initiales de Marguerite et Philibert sont attachées par un « lac d’amour » (lacet, également appelé nœud de Savoie).

Nous passons sous le jubé et entrons dans le chœur aux vastes proportions et au décor luxuriant.

Au fond cinq vitraux représentant le Christ, la vierge et Marie-Madeleine mais également Philibert le Beau présenté par saint Philibert de Tournus, Marguerite d’Autriche par saint Marguerite. De chaque coté, les blasons de leurs ancêtres.

Le tombeau de Philibert le Beau occupe le milieu du chœur. Il y est figuré deux fois : vivant les yeux ouverts en tenue d’apparat, les pieds appuyés à un lion à l’étage supérieur la tête tournée vers sa femme et les mains vers sa mère, et mort les yeux clos attendant la résurrection au niveau inférieur. Tout autour, des élégantes sibylles (prophétesses de l’Antiquité).

Le tombeau de Marguerite de Bourbon, mère de  Philibert, est creusé dans le mur sud. Les pleurants rappellent ceux des tombeaux des Ducs de Bourgogne à Dijon.

Le tombeau de Marguerite d’Autriche est en forme de baldaquin en dentelles de pierre, peuplé de statuettes de saints et de saintes.  Elle y est figurée également deux fois : morte au niveau inférieur avec un visage très jeune et vivante les yeux ouverts à l’étage du dessus.

Sur le coté, la chapelle de Marguerite d’Autriche est tout aussi remarquable, avec son vitrail de l’Assomption, et son retable en marbre blanc représentant les Sept Joies de la Vierge (l’Annonciation, la Visitation, la Nativité, l’Adoration des Mages, l’Apparition du Christ à la Vierge, la Pentecôte et l’Assomption).

Il est 18 heures, les portes se referment et laissent en toute intimité Philibert et Marguerite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Le lien ci-dessous reprend toute la visite)

http://patrimoines.ain.fr/n/monastere-royal-de-brou-a-bourg-en-bresse/n:352

 

Nous rejoignons notre bus, heureux de notre journée et un peu fatigués. Mais pas de sieste, Mario nous offre un récital surprise, des chansons très bien interprétées et avec quelques libertés pour les paroles : Aline de Christophe s’est transformé en “et j’ai crié, crié Jacqueline pour qu’elle revienne”, Jean–François Michaël a chanté “Adieu jolie Candy”, Mario a préféré chanté  “Adieu jolie Cricri”.

A très bientôt pour une nouvelle escapade.

 

(Clique gauche sur les images pour les agrandir)

 

Crédit photos : Bourg-en-Bresse destinations - Office de Tourisme


DIAPORAMA PHOTO

 

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