Category Archives: Activités passées

Assemblée générale 2020

Pour la sixième année consécutive, notre assemblée générale s’est tenue vendredi 17 janvier à partir de 16 heures 30, salle Romain Rolland à Fontaine, en présence d’une soixantaine de personnes, selon l’ordre du jour suivant :

    • Compte-rendu moral
    • Compte-rendu financier
    • Approbation des comptes
    • Réélection du bureau
    • Planning sorties 2020
    • Questions diverses

A l’issue de cette réunion, tous les participants ont été invités à se retrouver autour d’un apéritif de bienvenue, un sympathique moment de partage organisé en toute simplicité, suivi par un repas préparé par notre traiteur habituel et servi sur place. Ce fut aussi l’occasion de fêter le sixième anniversaire de l’association.

En effet, à la fin du repas, le traiteur est venu installé les 2 gâteaux d’anniversaire, confectionnés par ses soins et qu’il a eu la gentillesse de nous offrir. Afin d’accompagner ce dessert, le bureau a également prévu quelques bouteilles de “Clairette de Die”…

On regrette cependant, et c’est là le seul bémol de la soirée, que le photographe ait oublié d’apporter son appareil photo …!

La soirée s’est terminée dans la bonne humeur, avec la participation spontanée de plusieurs de nos adhérents aux travaux de nettoyage de la salle.

Un grand merci à tous pour cette belle initiative.

 

Vous retrouverez le compte rendu de l’assemblée générale en cliquant sur le lien suivant :

Compte rendu de l’assemblée générale du 17 janvier 2020

Journée surprise 2019

Partir sans connaitre leur destination …

C’est également le concept, qui a été proposé vendredi 22 novembre aux 54 adhérents et invités, présents pour la 3º édition de notre sortie journée surprise.

Malheureusement, Jacqueline Durbiano l’organisatrice de cette journée, ainsi que Denise Recoura et Danielle Baroz,  n’ont pu se joindre à nous en raison d’un problème de santé. Espérons qu’elles se rétabliront rapidement.

A l’heure prévue pour le voyage en terre inconnue, le car prend la direction de Valence.

Ce nouvel indice serait-il susceptible de faciliter la résolution de l’énigme …?

Après un peu plus d’une heure de route,  durant laquelle les passagers continuent de s’interroger sur leur destination finale,  le car s’immobilise à quelques pas de l’enseigne du  Restaurant-traiteur L’escoffine, installé dans la Drôme des Collines, à l’entrée de Peyrins, pas loin de Romans-sur-Isère.

Bon sang mais c’est … Bien sûr *…! 

En effet, le logo original du restaurant-traiteur (à droite de l’image) se juxtapose parfaitement, avec l’indice (à gauche de l’image), comme cela a été suggéré dans notre courriel du 26 août, qui conviait les Anciens Poma à cette sortie … 

(Clic gauche sur les images pour les agrandir)

* Expression tirée d’une célèbre série TV, qui fait référence à la légendaire réplique du commissaire Bourrel.

Il n’y a donc désormais plus d’énigme !

Cependant,  avant de découvrir les lieux,  il convient de préciser que cette journée retrouvaille,  coordonnée par le Groupe Perraud et grâce à notre participation, a aussi permis d’attribuer aux Restos du cœur, une dinde pour 10 places vendues, dont les 56 places des Anciens Poma. 

Par conséquent, nous avons offert aux Restos du cœur  ….   ⇒         5,6 dindes …!

Les Anciens Poma peuvent accéder maintenant à la salle du restaurant. Les tables organisées à droite de la scène, qui se trouvent au fond de la salle, sont réservées à notre groupe, le reste de      la salle sera rapidement occupée par d’autres personnes également venues en car.

Après l’installation de chaque groupe , les tables sont aussitôt servies dans la bonne humeur, par un personnel efficace. Le sourire est toujours présent pour satisfaire le client. La cuisine est simple, préparée avec des produits du terroir, faits maison.

(Clic gauche sur l’image pour l’agrandir)

Alors que côté toilettes, c’est une toute autre affaire … !

L’électricité chez les  “hommes” ne parvient à fonctionner que par intermittence, ou en option !  Quant à l’unique essuie-mains des toilettes, il semblerait qu’il soit en fin de vie, d’où la nécessité d’utiliser la première nappe qui se présente à la sortie des toilettes …!  De surcroît, uniquement deux W.C. sont mis à la disposition d’une salle qui peut accueillir jusqu’à 250 personnes !

Erratum ! On vient de nous signaler que l’Escoffine dispose d’un autre coin toilette au fond de la salle, à gauche de la scène, dont acte.

L’animation est orchestrée par deux artistes de la région “Les Faux Semblants”, dès le début du repas, où chacun est invité à venir sur la piste de danse, jusqu’à notre départ vers 17 heures.

C’est justement cette formule repas dansant que certains de nos adhérents ne semblent pas avoir apprécié, au vu des avis recueillis sur place, ainsi que du courriel envoyé à notre boîte gmail :  “Même si les repas dansants ce n’est pas ma tasse de thé, j’ai passé une très agréable journée en bonne compagnie”.

La journée surprise s’est terminée vers 19 heures par la remise du cadeau surprise,  une superbe dinde emballée sous vide, qui a manifestement suscitée beaucoup de satisfaction auprès de tous. En conclusion, cette journée en dépit de la contrariété de certains d’entre nous, était finalement        une agréable journée.

Le bureau a pris acte des différentes sensibilités de chacun et vous invite  pour l’organisation des futures sorties, à lui faire part de vos suggestions dès aujourd’hui, mais également  à l’occasion de la prochaine assemblée générale des Anciens Poma, en janvier prochain.

 

DIAPORAMA

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Une journée en terre bressane


PAR FLORENCE MARRILLET  /  PHOTOS GEORGES DUFOUR

Vendredi 20 septembre 2019, 49 “Poma’mis” (amis de Poma) se sont retrouvés pour une escapade en terre bressane.

A 7 heures précises, tous bien installés dans le bus, le top départ est donné, direction la Bresse de l’Ain, aussi appelée la Bresse savoyarde.

1ère escale : la ferme de la Forêt à Courtes

Nous sommes accueillis par Eric qui nous donne maintes explications sur cette ferme bressane authentique à colombages construite à la fin du 16è siècle, inscrite au titre des monuments historiques en 1930.

Tout d’abord à l’extérieur de la ferme.

La technique de construction est typique de la Bresse : des  poutres posées à même le sol (faute de pierres dans cette partie de la Bresse), une structure en bois (colombages), des tressages de bois (noisetier, frêne…) et un remplissage en torchis (terre crue).

Cette technique permet également de moduler la construction. Au fil du temps, la ferme de la Forêt a été remodelée : des ouvertures ont été agrandies, une partie de la maison a été démontée et reconstruite plus loin.

La façade principale s’ouvre à l’Est, au soleil levant, les pignons étroits au Nord et au Sud n’offrent qu’une prise réduite au vent ou à la bise.

La ferme de la Forêt appartenait à de riches propriétaires : la maison et la grange sont des bâtiments distincts, les fenêtres sont grandes (alors qu’il y avait à l’époque des taxes sur les ouvertures), la balustrade à l’étage est décorée par des croisillons, le domaine s’étendait sur 70 hectares. La cheminée sarrasine montre également l’aisance des propriétaires. Des “panouilles” de maïs sont accrochés sous la coursive.

Le toit est à quatre pans, en pente douce recouvert de tuiles romaines appelées “carrons”. Les “carronnières” (fabrique de tuiles et briques) étaient nombreuses en Bresse.

Sur la toiture s’élève une cheminée sarrasine (les cheminées des fermes de Bresse sont qualifiées de “sarrasines” par des érudits à la fin du XVIIIe siècle, intrigués par leur silhouette “différente”).La partie sommitale de la cheminée est appelée “mitre”, en briques, elle est ouvragée, décorée et surmontée d’une croix latine.

Il reste 35 cheminées sarrasines en Bresse, dont celle de la ferme de la Forêt et celle de la ferme auberge du Colombier où nous déjeunerons.

Avant de rentrer dans la ferme, notre guide nous indique que la poutre à très grosse section qui sort du bâtiment sert à maintenir la cheminée sarrasine. Elle a été datée de l’année 1581, elle a été coupée dans un chêne qui devait avoir au moins 150 ans. Elle mesure 10 mètres de long et pèse 4 tonnes.

 

Nous entrons dans la ferme, une grande pièce commune. Peu de meubles : des coffres, une maie (pétrin), des lits à colonnes garnis de rideaux, le berceau du nouveau né accroché au lit des parents en hauteur (pour éviter les rats et autres bestioles qui pouvaient traverser la maison), une “chaise à jumeau”, une chaise “tin te bien” (tiens toi bien)…

La ferme bressane faite de bois ne permet pas d’aménager des cheminées adossées contre les murs. Le foyer est donc au centre, surmonté d’une large hotte pyramidale (de 6 à 7 mètres de haut)  ouverte en son sommet (la mitre). La cheminée consomme peu de bois et ne fume pas.

Au fond,  adossé au mur, un “archebanc”, seul le maître de maison, les anciens et les invités de marque peuvent s’y asseoir, les accords qui y sont conclus ont valeur d’engagements.

La cuisine se fait à même le sol. Les repas sont principalement composés de soupes et potages, de  “gaudes” (maïs torréfié et mouliné en farine très fine),  peu de viande.

La crème est baratée pour faire du beurre (10 kg de crème pour 3 kg de beurre, le petit lait est donné aux cochons ou aux poulets).

Les aliments ne sont pas fumés mais sont salés.

A propos du sel, notre guide nous raconte une anecdote : à l’époque de la gabelle (taxe royale sur le sel), les bressans avaient eu l’ingéniosité de le cacher dans une chaise à double fond, ils faisaient asseoir la mémé sur la chaise et qui aurait osé aller voir sous ses jupons !

Sous la grande table (où seulement les hommes peuvent s’attabler, les femmes sont à l’écart), un grand trou au sol, des braises y sont déposées pour réchauffer les convives.

Dans la pièce suivante sont exposés différents ustensiles de la vie quotidienne et notamment un gros chaudron en cuivre pour cuire le “vin-cuit”, il s’agit d’une sorte de confiture du pauvre à base de pommes et de poires cuite pendant 20 heures et “vanlée” (remuée) à l’aide du “pétouillon” (grand bâton en bois). Pour obtenir 300 kg de compote, il faut faire cuire au moins 1 tonne 5 de fruits. Cette tradition se déroule encore chaque année début octobre.

Un mannequin est habillé en bressane, avec sur la tête un chapeau à cheminée recouvert de dentelles. Cette coiffe indiquait le statut marital et social, un grand nombre de rangs de dentelle était signe de richesse.

Dans le jardin de la ferme, le chanvre est cultivé. Une fois peigné, il servira à faire des cordages pour les bateaux mais aussi pour les cloches des églises, des draps, des nappes…

Nous ressortons de la ferme et nous pouvons nous rendre dans les granges où sont entreposés une multitude de matériel agricole : charrettes, outils des champs, charrues…

Dans le jardin, des légumes, des fleurs, des herbes aromatiques et un grand verger.

Et pour finir le poulailler, avec bien sur des poules et poulets de Bresse : pattes bleues, plumes blanches et crête rouge (cela ne vous rappelle pas un drapeau ? patriotique les poulets de Bresse, non !).

2ème escale : la ferme auberge du Colombier à Vernoux

Nous sommes accueillis par Christian dans cette belle ferme auberge bressane toute fleurie avec sa cheminée sarrasine.

La cuisine est simple, traditionnelle et délicieuse, les produits sont de la ferme, les poulets gambadent dans les champs, le gratin est cuit au feu de bois et que dire du pot de crème !

 

Au MENU : Charcuterie de pays (terrine de porc et saucisson), salade paysanne avec des gésiers, poulet de Bresse AOP  à la crème et gratin dauphinois cuit au feu de bois, fromage sec ou faisselle de Bresse et son maxi pot de crème et pour finir en douceur une tarte bressane cuite au feu de bois.

Nous nous sommes tous régalés. Il est déjà l’heure de partir, dommage, nous serions bien restés encore un peu.

3ème escale : l’artisan sabotier à Lescheroux

Nous allons assister à la fabrication d’un sabot. José nous invite dans son atelier.

Le sabot traditionnel est tout en bois, principalement en bouleau qui n’est pas trop lourd mais résistant et abondant en Bresse, il est aussi possible de travailler le pin, le frêne, le noyer…

Tout d’abord l’ébauche (en bois vert) du sabot est découpée à la scie, elle passe ensuite sur une machine qui permet à l’aide d’un seul modèle de tourner l’extérieur puis de creuser l’intérieur du sabot à l’aide d’une “cuillère”.

Les finitions se font sur l’établi appelé “la chèvre” à l’aide d’outils d’époque : le boutoir, les cuillères, la rouanne aussi appelée langue de belle mère et le couteau à parer.

 

Les sabots doivent sécher pendant 4 à 6 mois, ils vont rétrécir en largeur et en épaisseur mais la longueur restera identique. La pointure est en pouce.

Le sabot peut être sculpté, décoré ; un coussin (bride en cuir) peut-être rajouté sur le dessus.

Il faut environ ¾ d’heures pour confectionner un sabot.

José nous pose une devinette : pourquoi les sabots bressans sont pointus ? Comme le dit Georges Brassens, les sabots d’Hélène étaient tout crottés. Alors la pointe sert à décrotter les semelles des sabots.

4ème escale : le monastère royal de Brou à Bourg en Bresse

Julie nous attend devant le portail majestueux de l’église et nous la suivons à l’intérieur. Tout d’abord, elle nous raconte la vie de Marguerite d’Autriche, indispensable pour mieux appréhender notre visite.

Marguerite est née en 1480 à Bruxelles, elle est la fille de Marie de Bourgogne et de Maximilien de Habsbourg. Sa maman décède alors qu’elle n’a que deux ans. Elle est aussitôt mariée au Dauphin de France, Charles VIII, elle n’a que 11 ans lorsqu’il la répudie. Second mariage avec Don Juan d’Aragon, 7 mois plus tard, Don Juan décède.

A Bourg en Bresse, 3ème mariage avec Philibert le Beau Duc de Savoie. Enfin un véritable mariage d’amour. Mais le sort s’acharne, Philibert décède des suites d’un accident de chasse.

Veuve à 24 ans, Marguerite d’Autriche décide alors de bâtir aux portes de Bourg-en-Bresse le monastère royal de Brou pour abriter trois somptueux tombeaux (ceux de Philibert le Beau et de sa mère, et le sien propre), un chef-d’œuvre de l’art gothique flamboyant flamand.

Retournée en Belgique pour assurer la Régence dans l’attente de la majorité de son neveu Charles Quint, Marguerite choisit elle-même les chefs de chantiers, ainsi que les peintres et les sculpteurs – notamment l’architecte Louis van Bodeghem, le sculpteur Conrad Meit, le peintre Jehan Perréal et se fait envoyer à Malines des échantillons et des maquettes.

Marguerite meurt de la gangrène le 1er décembre 1530, elle ne verra jamais le monastère. L’Europe dut reconnaître avoir perdu une de ses plus brillantes têtes politiques. Femme de tête mais aussi de cœur, elle a toujours su arrêter les conflits à temps. Sa dépouille est portée au monastère de Brou en mai 1532 où elle se retrouve aux côtés de son défunt mari.

 

Julie nous invite à la suivre, tout d’abord dans les cloitres : le 1er, le plus petit est dédié à l’accueil, le second à la prière et à la méditation, le troisième cloître est celui des communs pour la vie quotidienne des moines augustins.

Nous entrons enfin dans la somptueuse église Saint-Nicolas-de-Tolentin édifiée de 1513 à 1532, surmontée d’un toit de tuiles vernissées polychromes. La nef est claire, blanche en pierre calcaire de Revermont. Les vitraux sont incolores d’origine. Elle est volontairement sobre pour contraster avec la richesse et l’exubérance du chœur. Aucune messe n’a jamais été célébrée dans l’église.

Avant de rentrer dans le chœur, Julie nous donne des informations sur le jubé (tribune séparant  la nef et le chœur) très travaillé, une vraie dentelle de pierres, avec de nombreux motifs de fleurs, de feuilles…, les initiales de Marguerite et Philibert sont attachées par un « lac d’amour » (lacet, également appelé nœud de Savoie).

Nous passons sous le jubé et entrons dans le chœur aux vastes proportions et au décor luxuriant.

Au fond cinq vitraux représentant le Christ, la vierge et Marie-Madeleine mais également Philibert le Beau présenté par saint Philibert de Tournus, Marguerite d’Autriche par saint Marguerite. De chaque coté, les blasons de leurs ancêtres.

Le tombeau de Philibert le Beau occupe le milieu du chœur. Il y est figuré deux fois : vivant les yeux ouverts en tenue d’apparat, les pieds appuyés à un lion à l’étage supérieur la tête tournée vers sa femme et les mains vers sa mère, et mort les yeux clos attendant la résurrection au niveau inférieur. Tout autour, des élégantes sibylles (prophétesses de l’Antiquité).

Le tombeau de Marguerite de Bourbon, mère de  Philibert, est creusé dans le mur sud. Les pleurants rappellent ceux des tombeaux des Ducs de Bourgogne à Dijon.

Le tombeau de Marguerite d’Autriche est en forme de baldaquin en dentelles de pierre, peuplé de statuettes de saints et de saintes.  Elle y est figurée également deux fois : morte au niveau inférieur avec un visage très jeune et vivante les yeux ouverts à l’étage du dessus.

Sur le coté, la chapelle de Marguerite d’Autriche est tout aussi remarquable, avec son vitrail de l’Assomption, et son retable en marbre blanc représentant les Sept Joies de la Vierge (l’Annonciation, la Visitation, la Nativité, l’Adoration des Mages, l’Apparition du Christ à la Vierge, la Pentecôte et l’Assomption).

Il est 18 heures, les portes se referment et laissent en toute intimité Philibert et Marguerite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Le lien ci-dessous reprend toute la visite)

http://patrimoines.ain.fr/n/monastere-royal-de-brou-a-bourg-en-bresse/n:352

 

Nous rejoignons notre bus, heureux de notre journée et un peu fatigués. Mais pas de sieste, Mario nous offre un récital surprise, des chansons très bien interprétées et avec quelques libertés pour les paroles : Aline de Christophe s’est transformé en “et j’ai crié, crié Jacqueline pour qu’elle revienne”, Jean–François Michaël a chanté “Adieu jolie Candy”, Mario a préféré chanté  “Adieu jolie Cricri”.

A très bientôt pour une nouvelle escapade.

 

(Clique gauche sur les images pour les agrandir)

 

Crédit photos : Bourg-en-Bresse destinations - Office de Tourisme


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Sortie en Savoie – Château de Miolans – Conflans

Pour une quarantaine d’Anciens Poma, une nouvelle escapade a été prévue, ce jeudi 25 avril, au départ du parking Géant Casino de Fontaine à destination de la combe de Savoie* au pied du massif des Bauges, dans l’ancien duché de Savoie, qui constituait un axe de passage stratégique entre l’Italie et la France. Ce haut lieu de circulation sur l’itinéraire des Alpes, a fait l’objet par le passé de l’édification de nombreuses fortifications, dont celle des seigneurs de Miolans, qui contrôlaient avec leur forteresse, la majeure partie de ce territoire.  Le château est inscrit depuis 1944, au titre des monuments historiques. Il est l’un des sites les plus visités de Savoie.

Notre deuxième destination nous amène, plus loin, au nord de la Combe de Savoie, à la cité médiévale de Conflans, un ancien bourg fortifié, implanté sur un promontoire rocheux.  C’était aussi un autre carrefour stratégique, qui permettait de surveiller les communications du Val d’Arly,  de la Combe de Savoie et de la vallée de la Tarentaise.

* (Chaque mention en italique dans le texte de couleur bleue, correspond à un lien web externe)
 
 

Avant d’entreprendre la visite du château, nous vous invitons à  découvrir le site impressionnant de la forteresse, vu du ciel …

     (Cliquez sur le lien ci-dessous, puis sur la flèche de la vidéo)

https://youtu.be/hZbGQ0J9mPE

La famille de Miolans (XIème-XVIème siècle) comptait parmi les plus anciennes et les plus influentes de Savoie. Le château évolua au cours du Moyen Age à l’initiative des puissants seigneurs de Miolans qui le dotèrent  d’un système de défense très efficace,  constitué de quatre fossés,  deux ponts-levis, deux herses  et cinq portes.  La cour basse était protégée par une  enceinte polygonale flanquée des tours du XIVème et XVème siècle.                                                                                                      Actuellement, le château abrite aussi un charmant jardin d’inspiration médiévale.

Au delà de la découverte du château vu du ciel et après avoir pris connaissance de l’historique de ses origines, il     reste à explorer ce qui subsiste de son démantèlement, après la révolution et sa mise aux enchères en 1794.

Enfin, le car parvient au château, malgré une fin de parcours difficile dans la traversée du village    de Miolans.  Deux groupes sont constitués pour entreprendre la visite, qui commence devant le chatelet,  afin de se poursuivre à l’intérieur de la forteresse dans la partie visitable,  comprenant     le souterrain de défense, le jardin médiéval, la tour Saint-Pierre et le donjon.                                    L’histoire tumultueuse de ce site,  nécessitait bien son approche avec les deux excellents guides-conférenciers de la fondation Facim, qui nous ont accompagné tout au long de la matinée.

 

Les défenses de ce château médiéval n’étant plus à la hauteur des impératifs tactiques des guerres du XVIème siècle,      le duc Emmanuel-Philibert de Savoie décida alors de le transformer en prison d’état,  comme la Bastille pour les rois    de France.  Parmi les plus illustres prisonniers  qui ont séjourné à Miolans,  le sulfureux marquis Donatien Alphonse-François de Sade, a été détenu plusieurs mois entre 1772 et 1773, à la suite de l’affaire des quatre filles de Marseille.

(Cliquez sur les images pour les agrandir)

Condamné aux arrêts, Il est traité avec les égards dus à son rang et occupe la cellule du Trésor, plutôt que celle du Purgatoire ou de l’Enfer et dispose d’un régime de semi-liberté dans l’enceinte de la forteresse…  Ce privilège lui a permis de préparer son évasion en compagnie de ses deux codétenus, son valet Latour et  François-Marie de l’Alée, baron de Songy, de telle manière que le soir du 30 avril 1773, ils parvinrent à s’évader par une fenêtre du logement    de leur gardien et complice.  Le lendemain matin, Monsieur de Launay,  le commandant de la forteresse, découvrira    trop tard les cellules vides, hormis une lettre du marquis, qui s’excusait de son départ …!

De plus, le château de Miolans fit naître bien des légendes, qui font partie du patrimoine savoyard, dont la tragédie romantique de Yolande, l’infortunée épouse du puissant seigneur de Miolans.

Cette légende est également racontée par Cédric Brunier,  professeur d’histoire-géographie et accessoirement guide au château de Miolans, dans le cadre d’un reportage qui a été diffusé le 10 juillet 2018, sur France Bleu Savoie ….

(Cliquez sur le lien ci-dessous, puis sur la flèche rouge de la diffusion)

https://www.francebleu.fr/emissions/les-chateaux-en-pays-de-savoie/pays-de-savoie/le-chateau-de-miolans-la-legende-de-yolande

Il semblerait qu’une autre version de cette légende révèlerait que le chevalier servant de Yolande, aurait survécu à l’agression meurtrière du sinistre Geoffroy de Miolans  …    Pour vous en convaincre, un portrait du miraculé figure parmi toutes les photos du diaporama, à la fin de l’article.

 

Après la visite de Miolans, il est l’heure de rejoindre le restaurant “La Maison des Pêcheurs”, qui se trouve à quelques kilomètres en direction d’Albertville.

L’établissement bénéficie d’un cadre agréable, au bord d’une pièce d’eau entouré de verdure. L’accueil est sympathique dans une salle à la décoration moderne et attrayante.

 

Le personnel, majoritairement jeune, nous sert l’apéritif accompagné        d’une petite friture à partager. Pour la suite du repas, vous pouvez la découvrir, en cliquant sur le menu à gauche de la page.                            La cuisine est simple, mais délicieuse et en prime, le digestif est offert.                   

                                                             

 

Après la pose déjeuner,  nous parvenons à la  deuxième destination de la journée,  la cité médiévale de Conflans,     perchée sur les hauteurs d’Albertville.  A travers les siècles, à l’abri derrière son enceinte du XIVème siècle, elle a         su garder son charme de bourg médiéval. La porte de Savoie et la porte Tarine, XIVème et XVème siècle, inscrites         au titre des monuments historiques, surveillent les entrées de la cité.

A l’intérieur de l’enceinte, on découvre la grande place avec ses demeures de caractère, principalement, la Maison   Rouge,  édifice du XIVème siècle, inscrite aux monuments historiques, qui abrite l’espace muséographique. Près de        la Porte de Savoie, l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, ou Église Saint-Grat, inscrite aux monuments historiques,   dont la façade révèle un décor de fresques en trompe l’œil,  est un endroit incontournable.  A l’intérieur de l’église,         le riche mobilier est composé notamment, d’un retable monumental doré à l’or fin de 1708 et d’une chaire en noyer ornée des quatre évangélistes. Derrière la grande place, se trouve la tour Sarrasine, située dans un jardin dominant         Albertville, de même que l’esplanade de la Grande Roche, qui tire avantage d’un magnifique panorama sur la vallée. Installés à l’écart du bourg,  le château Rouge du XVème siècle,  ainsi que le château Manuel de Locatel du XVIème siècle, ont été remaniés au fil des siècles, tout en conservant un certain cachet.

Cette agréable journée s’est terminée vers 17 heures 30, avec l’arrivée du vent annonciateur de la pluie, alors que la météo était plutôt clémente jusque là …                                                                                                                              

Il est donc temps de quitter la cité médiévale.

 

 

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