Escapade en Bourgogne

   du 21 au 23 septembre 2018   

 


PAR CHRISTIAN SADOUX – PHOTOS GEORGES DUFOUR et CLAUDE DOZIER


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Ils étaient 49 ! Quarante-neuf vaillants anciens Poma, conjoints ou amis  prêts à monter dans un car à 5 heures du matin sur le parking de l’entreprise à Voreppe ! Dès le début d’un périple en Bourgogne chacun a donc su respecter les horaires (et parfois les contraintes) d’un programme bien rempli. Ce fut l’une des clés du succès.

 

 

 

La fin de matinée fut consacrée à la visite de l’Abbaye de Fontenay (Côte d’Or) dont la construction commença en 1139 et où une communauté cistercienne vécut en autarcie selon la règle de l’ordre. Chacun put ainsi découvrir à sa guise la beauté de l’église abbatiale, le dortoir des moines et sa charpente de chêne en carène de bateau renversée, les salles de travail ou de débats, le chauffoir et ses deux immenses cheminées, la boulangerie et l’impressionnante forge avec son martinet pour battre le fer.

 

 

 

Le groupe dégusta ensuite un déjeuner aux recettes locales dans une ferme-auberge au cœur du village médiéval de Flavigny-sur-Ozerain, connu pour la fabrication de ses anis. Le repas fut particulièrement joyeux grâce à la complicité d’Helga qui sut établir la communication avec des touristes autrichiens installés dans la même salle qui résonna alors de chants dans les deux langues.

 

 

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Moins de dix kilomètres plus loin, le muséoparc d’Alise-Sainte-Reine nous attendait. C’est-à-dire Alésia avec, dans un  vaste musée,  la reconstitution des camps gaulois et romain, l’explication détaillée de la bataille, un aperçu de la vie et de l’organisation des villages gaulois aussi bien que des légions de César…Malheureusement,  la pluie rendit vaine une escapade vers la statue de Vercingétorix d’où le groupe aurait bénéficié d’une magnifique vue sur la campagne de l’Auxois.

 

 

 

Patrick et son car nous emmenèrent donc vers Dijon où le groupe put récupérer d’une longue journée  dans un agréable hôtel du centre-ville.

 

 

 

 

La matinée du second jour était destinée à la découverte libre du cœur historique de la capitale bourguignonne.   Si les travaux de rénovation ne permettait d’admirer le musée des Beaux Arts à sa juste valeur, une simple promenade dans les rues ou sur les larges places de la ville offrait le spectacle de magnifiques façades, de belles portes et de toits aux tuiles vernissées qui témoignent de la richesse de cette ville dès le Moyen-Age.

Mais par le hasard du calendrier, cette promenade fut agrémentée d’un étonnant spectacle musical dans les rues : le Festival de musique mécanique qui se tient tous les trois ans et dont c’était la dixième édition. Places, rues, cours intérieures étaient ainsi peuplées d’orgues de barbarie, de limonaires ou automates venus de 14 pays.

 

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Le groupe prit ensuite la direction de Chassagne-Montrachet pour participer à une dégustation des vins blancs et rouges du château, accompagnée d’un « mâchon bourguignon ». Si la qualité des vins était au rendez-vous, il n’en fut pas de même pour le mâchon proposé dans une salle exiguë pour 50 personnes et dépourvue de chaises ou de tables.

 

 

 

En remontant vers le nord, nous avons ensuite parcouru une partie de la “route des grands crus de Bourgogne ”. Les petits et anciens villages aux noms prestigieux se prêtent mal au passage d’un grand autocar et il était donc impossible de les  parcourir tous mais nous avons néanmoins traversé Meursault, Volnay, Pommard, Nuits-Saint- Georges, Vosne-Romanée, Chambolle-Musigny…La déception est venue du château du Clos de Vougeot qui, pendant tout le week-end, avait été privatisé pour une manifestation culturelle et où nous ne pouvions donc pas accéder librement.

 

Arrivé à Beaune, le groupe profita d’un peu de liberté avant de monter à bord du  “Visiotrain” touristique qui, en trois quarts d’heure, permet d’avoir une vue d’ensemble des principaux points d’attrait de la ville et de ses environs immédiats puisque le parcours comprend un passage dans les vignes.

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Le dernier jour du périple débuta par la visite des hospices de Beaune, créés sous l’appellation d’Hôtel-Dieu en 1443 par un Bourguignon riche et généreux, Nicolas Rolin. De la cour d’entrée avec le magnifique agencement des bâtiments et des toits aux tuiles vernissées jusqu’au polyptique du Jugement dernier, tout était sujet à l’admiration. La Grande salle dite “ salle des pôvres ” et son bel alignement de lits aux couvertures rouges,  la cuisine, la pharmacie, la chapelle et bien d’autres salles ont nourri la curiosité de cette matinée.

 

 

 

 

Une petite heure de route et nous arrivions au Creusot où un déjeuner nous attendait dans une annexe du Château de la Verrerie. Dans une magnifique salle où les tables étaient dressées de nappes immaculées et les chaises recouvertes de tissus rouges,  le seul alignement des couverts et des verres donnait un air noble au repas. Il n’y avait ensuite que quelques dizaines de mètres pour découvrir le château lui-même.

 

 

 

 

Le site avait d’abord accueilli une cristallerie créée par Marie-Antoinette mais fermée en 1832 en raison de la concurrence d’autres établissements et notamment Arques. Son rachat par les frères Schneider, qui en firent leur résidence, fut le point de départ d’une formidable industrialisation de la ville, favorisée par la proximité des mines de Montceau. Dans les bâtiments du Musée de l’Homme et de l’Industrie et dans le pavillon de l’industrie, c’est toute l’épopée des Schneider et des entreprises qu’ils animèrent qui est ainsi retracée. Une gigantesque maquette, datant du XIXème siècle, détaille, telle une usine miniature, le fonctionnement des ateliers du Creusot.

La dernière visite était plus imprévue : l’un des deux fourneaux de l’ancienne cristallerie fut transformé, par les Schneider, en un petit théâtre destiné à accueillir leurs gros clients. Dans cette petite salle aux étonnants trompe-l’œil et aux belles décorations, la ville du Creusot organise encore des spectacles ou des concerts.

 

 

Sans encombre, le retour à Voreppe s’effectua peu après 21 heures. Les applaudissements nourris dans le car, au moment des adieux, témoignaient d’une belle satisfaction de tous au terme de trois jours de découverte ou redécouverte d’une partie de la Bourgogne.

 

DIAPORAMA

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VIDÉOS

RÉALISATION JACQUELINE DURBIANO

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