Sortie en Ardèche

    Vendredi 8 septembre, une cinquantaine d’Anciens Poma et leurs invités avaient rendez-vous sur le parking de Géant-Casino à Fontaine, afin de prendre part à une sortie en Ardèche, dont le thème principal était la visite de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse et de la Caverne du Pont d’Arc (Grotte Chauvet).

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♦ La visite :

(Cliquer sur les images pour les agrandir)

Après la présentation de l’activité du site, sous la conduite des responsables du service des visites d’EDF, nous sommes invités à procéder aux formalités d’accès, afin de pouvoir partir à la découverte de l’étrange univers des installations de la centrale nucléaire, en particulier la salle des machines de l’unité de production N° 3 (zone non nucléaire).

Elle est dotée d’une puissante turbine et d’un imposant alternateur Alsthom destiné à  produire de l’énergie électrique pour alimenter, après transformation, le réseau électrique. A l’exception des encombrantes et bruyantes machines qui fonctionnent 24h/24, on ne côtoie pas ou peu de personnel dans ce vaste environnement !

Comme dans toutes les centrales nucléaires, c’est l’uranium 235 qui est utilisé après son retraitement dans l’usine AREVA de Romans-sur-Isère, en vue d’être conditionné sous forme de pastilles. Elles sont ensuite transférées dans de longs tubes appelés “crayon” à l’intérieur de l’enceinte de confinement du réacteur. C’est au contact de l’eau que l’uranuim devient radioactif et déclenche la fission nucléaire. Le phénomène de fission est occasionné par l’éclatement d’un noyau lourd instable en noyaux plus légers, cet éclatement s’accompagne d’un dégagement de chaleur qui chauffe l’eau dans la cuve du réacteur, de façon à être transformée en vapeur, afin d’entrainer en rotation la turbine accouplée à l’alternateur pour produire de l’électricité.

Le schéma simplifié du réacteur nucléaire, représenté ci-dessous, donne un aperçu des différentes phases de production de l’électricité, en cliquant sur l’image pour l’agrandir.

La centrale nucléaire¹ exploitée par EDF se situe au cœur de la vallée du Rhône, dans le département de l’Ardèche, sur le territoire des communes de Cruas et de Meysse, à environ 15 km au nord de Montélimar. D’une superficie de 148 hectares, elle est un élément essentiel du développement économique local.

 

Mise en service               1984/1985

Production annuelle           23,5 milliards de kWh (Kilowatts-heure)

Unités de production          4 réacteurs à eau sous pression

Puissance                     4 x 900 MW (Mégawatts)

Effectif total                environ 1340 salariés EDF et

                              500 salariés permanents d’entreprises prestataires

 

Cette centrale est équipée de quatre réacteurs¹ à eau sous pression de 900 MW chacun, soit un total de 3 600 MW  ainsi que deux éoliennes de 3 MW. Cela représente en moyenne  4 à 5 % de la production nationale et 40 % des besoins annuels de la région Rhône-Alpes. Pour procéder à son refroidissement, elle utilise quatre tours aéroréfrigérantes¹ ainsi que l’eau du Rhône

Sur une des quatre tours de refroidissement, une fresque gigantesque de 13 500 m2 et 155 m de haut, a été conçue en 1991 par un ancien élève des Beaux-Arts. Elle était lors de sa création, la plus grande à avoir été réalisée.

Cliquer sur le lien  ⇒  Dossier de presse EDF Cruas-Meysse – Février 2017

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Le Restaurant de Chames¹ est installé au bord de l’Ardèche, dans un cadre de verdure très agréable, aux portes de l’un des plus beaux sites touristiques de France : les Gorges de l’Ardèche¹.
Installés en terrasse, nous avons apprécié son personnel accueillant, sympathique et très dynamique ainsi que la délicieuse cuisine traditionnelle, élaborée avec des produits du pays.
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 ¹ – Cliquer sur le lien pour accéder au site ou à l’article concerné.
 
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La Galerie de l’Aurignacien :

La Galerie de  l’Aurignacien constitue l’espace complémentaire de la caverne.

Avant de la découvrir, un film nous présente les hommes et les femmes du paléolithique dans leur milieu. L’exposition de 800 m2 est constituée d’une sélection d’animaux, tels que les  rhinocéros laineux, mammouth et mégacéros, représentés dans la grotte Chauvet et qui partageaient le quotidien des aurignaciens.

A la fin de la visite, deux salles multimédias diffusent des documents destinés à approfondir nos connaissances sur l’espèce humaine de cette époque.

La Grotte Chauvet :

Depuis sa  découverte en décembre 1994, par Jean-Marie Chauvet, Éliette Brunel et Christian Hillaire, son état de conservation et son grand intérêt archéologique ont nécessité sa préservation. C’est pour cette raison qu’elle ne sera jamais  ouverte au public. En revanche, une réplique de l’original, la Caverne du Pont d’Arc, intégrant l’ensemble de son décor, fut recréé à proximité du site d’origine.

Devant l’impossibilité technique de restituer l’intégralité de la cavité primitive,  les éléments particuliers de la grotte ont été préalablement identifiés. A partir d’un relevé  numérique 3D, une nouvelle grotte de 3000 m² au sol et de 8200 m² de surfaces développées (sols, parois et plafonds) a été réalisée. Six mille photos numériques ont servi à concrétiser l’espace de restitution. La recomposition de la grotte a nécessité un relevé de seize milliards de points, déterminant ainsi une copie numérique fidèle.

 Voir  ⇒ “Espace de restitution de la grotte Chauvet” Cliquer sur le lien suivant    Caverne du Pont-d’Arc

L’intérêt est tel, que la grotte et son environnement sont inscrits sur la liste du  Patrimoine mondial de l’UNESCO, depuis le 22 juin 2014, au titre de la convention concernant la protection du Patrimoine mondial, culturel et naturel. 

♦ La visite :

Elle fut passionnante en raison de la restitution fidèle et sublime de la grotte originale, qui suscita tout au long de notre parcours l’agréable impression d’être hors du temps et dans la caverne originelle. Les dessins ou gravures (représentation de divers animaux, félins, rhinocéros, mammouths), attestent de la maitrise des différentes techniques très complexes de l’époque aurignacienne. Dès lors, ces œuvres démontrent qu’il existait déjà des artistes capables de les concevoir.

Enfin, il convient également de ne pas oublier de complimenter et de remercier notre guide très bien documentée, pour sa remarquable prestation.

Cette sortie, qui a bénéficié d’une météo favorable, est à retenir parmi les bons moments que nous avons le bonheur de partager, d’autant plus qu’un ancien Poma, Daniel Bertrand, résidant en Corse, nous a fait le plaisir de se joindre à nous.

DIAPORAMA PHOTOS

 

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